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Domaine de la Petite Soeur

A la rencontre d'Adrien de Mello

Bienvenue chez Adrien de Mello

Au Québec, tout commence
adrien de mello

Adrien de Mello est breton d’origine. Il étudie la géographie. Tout compte fait, ce n’est pas vraiment son truc. Il préfère s’envoler, libre comme l’air, pour le Québec. On est en 2003. Il trouve un job de vendangeur pour un domaine viticole. Le job « saisonnier » durera finalement 3 ans. Il faut dire qu’il en voulait Adrien, jeune, ultra-dynamique et surtout, autodidacte. Là-bas, il se passionne pour la biodynamie qu’il découvre d’abord à travers les livres. Sa mère est bibliothécaire. Elle lui envoie depuis la France des ouvrages spécialisés, impossibles à trouver au Québec. 

En 2006, il rentre en France, à Beaune précisément, pour assouvir sa soif de formation. Il obtient un Brevet Professionnel d’Exploitation Agricole et croise le chemin de Philippe Pacalet, figure du vin naturel en Bourgogne.
Adrien a la bougeotte. En 2007, il part vinifier aux Etats-Unis. Mais ça ne se passe pas comme prévu. Alors il retourne au Québec, rejoindre le domaine qui l’avait formé. Le patron lui laisse carte blanche. Il élabore son premier vin nature et crée l’une de ses cuvées phares aujourd’hui, Globule Rouge !

Retour en France : du Domaine Duseigneur au Domaine de la Petite Soeur

En raison d’un événement familial, il doit rentrer en France. On est en 2010. Il vinifie quelques années à Châteauneuf-du-Pape, pour un domaine en biodynamie mené par Bernard Duseigneur.

Puis un heureux événement va provoquer son départ. Sa compagne a un fils d’un précédent mariage, Oscar. Celui-ci est en garde alternée, entre la Bretagne et le Sud de la France. Les aller-retours interminables et fatigants ne pourront plus continuer : Adrien va devenir papa, d’une petite Louise. D’où le nom, « le Domaine de la Petite Soeur ».

Il choisit l’Anjou comme terrain de jeu. Plus précisément Saint-Aubin-de-Luignié. Il a l’opportunité de s’installer dans la superbe cuverie du Château de Genaiserie et de reprendre des vignes sur un terroir de schistes de Thomas Carsin (3,5 ha), déjà cultivées en bio.
Adrien va plus loin, il applique les principes de la biodynamie et travaille ses sols au cheval, avec lequel il a noué un lien particulier.

Ne rien lâcher, face à l’adversité

Les années compliquées, très compliquées même, s’enchaînent. 2016, 70% de gel, 2017, 80%. 2018, ah ! Un beau millésime. Enfin beau parce qu’Adrien a réussi à éviter le mildiou. Tous ses voisins y ont eu droit. Mais pas lui. Ce qui l’a sauvé ? Le Bourdaine, un arbre acide qu’il a utilisé en décoction. Mais financièrement c’est très compliqué… il n’a pas suffisamment de trésorerie pour réaliser la mise en bouteille. Et ce n’est malheureusement pas son dernier coup dur. En 2019, il gèle à 50%. Là, il est sur le point de craquer. De tout arrêter, c’est trop dur. Mais Adrien tient bon. Il revend son cheval et une partie du matériel de cave. « Un mal pour un bien ». Cet argent qu’il récupère lui permet de mettre en bouteille une partie de ses 2018. Il a ENFIN l’opportunité de se faire connaître, de montrer qui il est, ce qu’il  fait. 

Un travail de précision, avec le minimum d’intervention possible, zéro intrant et zéro soufre jusque’à présent. Inventif, il fait preuve de beaucoup de bon sens et d’adaptation.  Son travail acharné donne lieu à des vins naturels précis, purs, dotés d’une vibration très spéciale. Je suis heureuse d’apprendre qu’en 2020, il a pu exprimer une nouvelle fois son talent. Un beau millésime à découvrir sans tarder !