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Mas de l’Escarida

Chez Laurent et Anne Fell

Bienvenue en Ardèche, au Mas de l’Escarida !

laurent fell - mas de l'escarida

Une rencontre lumineuse

La route qui mène au Mas de l’Escarida est sinueuse, grimpante et sauvage. On est à Sanilhac, sur les contreforts des Cévennes ardéchoises, dans un environnement naturel isolé, à 500 m d’altitude.

Malgré le temps pluvieux, on ressent chez Laurent et Anne quelque chose de lumineux. Anne, alias « Nanou » pour les intimes, est en train de mettre en bouteille une eau de vie de framboises. « Il s’agit d’une reconversion », me dit-elle.

La patte de « Nanou »
mas de l'escarida - anne fell

Tout commence en 2017, lorsqu’ils perdent plus de la moitié de leur récolte, à cause de la grêle et du gel. Un gros coup dur. Se diversifier apparaît alors comme une solution pour mieux faire face à ces années compliquées. Les eaux de vie, c’est une façon intelligente de recycler les raisins abîmés. En plus, le couple adore ça ! Alors, ni une ni deux, Anne se forme à droite à gauche et à peine un an plus tard, elle élabore ses premières bouteilles. Elle recherche la pureté, la fraîcheur, l’expression délicate des fruits et des épices qu’elle distille.

mas de l'escarida

C’est exactement dans le même état d’esprit que Laurent élabore ses vins. Ils sont tous les deux à l’unisson, on ressent dans leurs regards une fierté réciproque pour leur travail. « L’Escarida » veut dire « ma chérie » en Occitan. « Quand tu prends la décision de faire du vin, même si au départ tu es seul à le faire, tu embarques nécessairement l’autre dans ton projet ».

De Grenoble à Sanilhac

Laurent me fait goûter ses vins et m’explique leur parcours. Originaire de Gap, il rencontre Anne à Grenoble où ils habitent quelques années. Ces assoiffés de nature ont vite cherché à fuir la ville. Ils avaient gardé de supers souvenirs de leurs vacances en Ardèche. Alors, ils suivent leur instinct. Laurent trouve un poste à la Chambre d’Agriculture d’Aubenas, où il sera référent régional en viticulture bio. L’occasion pour lui de rencontrer les pontes du vin nature en Ardèche : Gilles Azzoni, Gérald Oulstric et bien d’autres. Aujourd’hui des amis ! 

De fil en découvertes, l’envie lui prend de plonger les mains dans la terre, de voir évoluer ses propres raisins. Il finit par trouver des parcelles de 4 ha qu’un coopérateur avait mis en vente. Pour lui c’était inattendu, il ne pensait pas qu’il y aurait de repreneur. A l’époque en 2012, le vin nature (« et même le vin bio » sourit Laurent) n’était pas vu d’un très bon oeil. « J’étais perçu comme un hurluberlu ».  Aujourd’hui les mentalités évoluent. « Je réduis l’export pour vendre davantage en local ».

Vignes - mas de l'escarida
Travailler dans le respect de la biodiversité

A la vigne, Laurent a commencé par enrichir ses sols en azote. Il fallait y remettre de la vie. ll me montre un ancien pied arraché. Les racines sont complètement à l’horizontale. « Quand j’ai passé les premiers coups de griffons – pourtant pas profonds – j’ai arraché sans le vouloir les racines qui effleuraient à la surface ».

Il apporte du fumier de poules (élevées en bio à deux pas d’ici) et conserve un maximum d’herbe entre les rangs pour favoriser la biodiversité. D’ailleurs ils auraient, d’après une analyse, plus de 60 variétés de fleurs. Probablement bien plus, car l’analyse a été réalisée en mars, avant l’éveil de certaines espèces.
Après quelques années, les racines ont fini par plonger au coeur des sols gréseux, bordés de quartz, pour exprimer le terroir.

Des vins naturels ultras frais et précis

La vinification est naturelle, sans intrant oenologique, sans sulfites. Pour les rouges, les macérations sont courtes (de 5 à 10 jours en moyenne) et délicates, afin d’obtenir des vins digestes.

Résultat : beaucoup de fraîcheur dans les blancs et une élégante structure dans les rouges. Ses vins sont superbement maîtrisés, légers, purs et remplis d’énergie !

Découvrez sans plus tarder le joli travail de Laurent et Anne, du Mas de l’Escarida !