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Domaine de la Cavalière

Bienvenue chez Julien Besson !

De Nice à Lourmarin, en passant par Paris

julien besson vigneron

Julien Besson est un vigneron fougueux et entrepreneur. C’est l’amour de la gastronomie qui guide ce bon vivant : cuisinier et sommelier, il a travaillé à la Part des Anges à Nice et le Verre Volé à Paris. C’est en 2015 qu’il s’installe au Domaine de la Cavalière à Lourmarin, suite à une rencontre avec des clients américains, propriétaires d’un magnifique mas en plein coeur du Luberon. Ils veulent Julien à tout prix comme chef à domicile et lui demandent de faire VIVRE ce lieu magique.

Ramener de la vie, partout

Julien n’a pas perdu de temps. Il s’est investi à 300% pour diriger le domaine vers la polyculture et sublimer le terroir qu’il avait entre ses mains. Il me fait faire un tour de la propriété. Je suis bouche bée : ici un magnifique potager en permaculture, là-bas des enclos avec des ânes, des cochons et des poules, derrière le mas, des champs d’oliviers à perte de vue et des ruches (Julien élabore sa propre huile d’olive, bio), et bien entendu les vignes. 5,5 hectares (bientôt 8), sur des sols argile-calcaires, à 320 mètres d’altitude. Quelle richesse et quelle beauté, cet endroit émeut, c’est un vrai coin de paradis.

paysage domaine de la cavaliere luberon

Si les vignes sont conduites en bio, les exigences de Julien vont au-delà du cahier des charges du label. Les sols, enrichis en composts d’ânes, de chevaux et de poules, sont travaillés au cheval. Le but c’est ça, avoir des sols qui grouillent de vie, des sols qui permettent à la vigne de s’épanouir pleinement. Entre les rangs, Julien sème des plantes mellifères, la moutarde, le sarrasin, le tournesol. Elles apportent de l’azote, essentiel à la vie des végétaux.

Apprendre sur le tas et expérimenter

Donner du sens, prendre du plaisir, partager, respecter la nature : toutes ces valeurs Julien les porte avec une énergie débordante. Il a appris le métier de vigneron sur le tas, à coup d’interrogations, d’observation, de rencontres et d’échanges avec des amis vignerons. Il expérimente beaucoup, va toujours de l’avant, des projets plein la tête.

Avec tout juste 6 ans d’expérience, Julien nous montre son talent de vinificateur. Ses vins sont fins, droits, frais, plein d’énérgie. On oublie qu’on est dans une région méridionale, solaire.
A la cave, il travaille de la façon la plus naturelle possible : levures indigènes, pas d’intrants chimiques, très peu, voire pas du tout de sulfites.

Côté élevage, il cherche ce qui fonctionne le mieux, selon le vin, selon le millésime aussi, car chaque année est différente. Des fûts de chêne de 5 vins (plus le bois est vieux, moins il donnera des notes boisées au vin) cohabitent avec des amphores en gré et en terre cuites.

vinification naturelle

S’adapter à chaque nouveau millésime

On est en fin septembre (2020), Julien me raconte ses vendanges, déjà terminées. Cette année, il a démarré très tôt, le 24 août, à cause de la sécheresse et du stress hydrique. Hors de question d’irriguer.

Résultat : pour équilibrer au mieux la récolte,  il a décidé de passer deux fois sur ses parcelles. D’abord, limiter le degré d’alcool avec une première vendange précoce. Foulage et éraflage des grappes pour éviter verdeur et amertume. Puis un deuxième et dernier passage une semaine après, une fois la maturité phénolique* atteinte, pour apporter matière et rondeur, avec une vinification en grappes entières*.

A la dégustation, en direct des cuves, amphores et barriques, le millésime se montre prometteur, avec un bel équilibre et de la fraîcheur.

Savourez les vins naturels et vivants de Julien Besson du Domaine de La Cavalière à Lourmarin, terre du Luberon.


vignes domaine de la cavalière

LE SAVIEZ-VOUS ?

*Vinification en grappes entières : consiste à ne pas érafler (ôter les rafles, les tiges) et à ne pas fouler (écraser) les grappes. La rafle, lorsqu’elle est mûre, apporte structure, fraîcheur et complexité au vin.

*La maturité alcoolique se distingue de la maturité phénolique. Tandis que la première peut être atteinte de façon plus précoce en raison du réchauffement climatique (la photosynthèse, plus active, entraîne une production plus élevée et rapide des sucres), la deuxième est souvent plus tardive.

Or ce décalage de plus en plus fréquent représente une difficulté supplémentaire pour ces vignerons qui refusent l’usage de quelconque artifice  (exit l’irrigation, l’ajout d’acidité ou encore le « flottage »… bien que la pratique soit interdite, il arrive que certains ajoutent de l’eau dans les moûts pour plus de volume et moins d’alcool)